Rapport Montmarquette, on veut encore nous faire payer

12 04 2008

L’économiste Claude Mont Marquette a remis cette semaine au gouvernement du Québec son rapport, dans lequel il préconise que l'on augmente les tarifs des divers services offerts par le gouvernement, dans le but de montrer aux gens le coût réel des services donnés.

Le problème qui se pose avec les propositions suggérées, c'est qu'elles vont contribuer à appauvrir d'avantage les classes moyennes et les plus démunis, ce qui n'est pas rassurant.

On peut prendre en exemple une étude du Forum régional sur le développement social de l’île de Montréal publiée en 2006, qui nous apprend, qu’en 2001, 4 travailleurs sur 10 gagnaient moins de 20 000$ par année, alors qu’il subsiste toujours une crise du logement, et que tous les prix de différents services ou biens de consommations de bases ne cessent d’augmenter.

À Québec même si la situation économique est bonne, ça n’empêche pas la direction de la Santé publique de la Capitale nationale de sortir son étude qui démontre qu’il existe un lien étroit entre l’espérance de vie des gens vivant dans des quartiers riches (Ste-Foy, Sillery et le quartier Laurentien) d’où l’espérance de vie est de 83,2 ans, comparativement à la basse-ville de Québec (Limoilou, Vanier, St-Roch) où l’espérance de vie n’est que de 76,6 ans.

On estime également qu’en 2005, plus de 30 000 personnes avaient des difficultés économiques, et de ce nombre près de 12 000 étaient des enfants issues de familles monoparentales.

On ne peut pas le nier, c’est vrai qu’il existe beaucoup de gaspillage, ne serait-ce dans la gestion de l’eau ou encore dans l’électricité, mais est-ce une raison de vouloir pénaliser les plus démunis?

Est-ce qu’il existera des mécanismes pour aider les plus démunis s’ils consomment plus, où est-ce que ce sera comme dans le dossier du conflit entre les dentistes et le gouvernement, quand les dentistes avaient décidé d’obliger les assistés sociaux ou encore les parents qui ont des enfants éligibles au programme dentaire du gouvernement de payer les frais médicaux, et ensuite de se les faire rembourser par la Régie d’assurance maladie du Québec (RAMQ), sans pour autant, avoir la certitude que le gouvernement rembourserait les frais de dentiste en entier, et sans savoir si l’attente sera longue avoir de pouvoir toucher au remboursement?

Ce qui est inquiétant, c’est de voir que l’ADQet le PQ sont disposés à en discuter et à en débattre. Pourquoi faut-il toujours que les économistes ne pensent qu'à proposer d'augmenter les tarifs, alors qu'on est déjà la province la plus surtaxée en Amérique du Nord?




Le nouveau pacte pour l'emploi

19 03 2008

Le gouvernement du Québec s’est entendu hier avec le monde des affaires et le milieu syndical, afin de pouvoir réintégrer sur le marché du travail 50 000 assistés sociaux, et de retourner aux études 250 000 personnes aux cours des trois prochaines années.

Le milieu des affaires et le gouvernement investiront respectivement 440 millions $ et 548 millions de dollars, dans le but d’assurer d’avoir la main-d’oeuvre nécessaire pour combler les postes deviendront vacants à la suite des départs à la retraite. On prévoit déjà que les employeurs auront besoin de un million de travailleurs d‘ici l‘année 2016.

Ce qu’il y a d’innovateur dans le nouveau concept du gouvernement, c’est que le gouvernement ne coupera plus l’aide sociale pour les gens qui refuseront d’aller vers les programmes d’employabilités, mais donnera plutôt des primes aux bénéficiaires d’aide sociale qui décideront d’aller vers ces programmes, quitte à retourner sur les bancs d’écoles pour suivre de la formation, ce qui est important si considère qu’il y a au Québec 600 000 adultes qui n’ont jamais fait leur secondaire 3.

De plus, il y a quelques mois, l’Institut économique de Montréal (IEDM) avait émis l’idée, que l’on devrait obliger les assistés sociaux aptes au travail, à travailler 40 heures par mois,et qu’en retour, on pourrait bonifier les prestations d’aide sociale, ce qui à l’époque avait été dénoncé par le Front commun des personnes assistées sociales du Québec, qui indiquait que seulement 142 106 bénéficiaires de l’aide sociale au Québec, pourraient se trouver un emploi sur le champs, ce qui représente 8,5% des assistés sociaux aptes au travail, ce qui veut dire que les assistés sociaux, pour une raison ou pour une autre, sont souvent peu instruits, et n’ont pas les connaissances nécessaires pour accomplir certains travail.

Malgré toute cette bonne volonté du gouvernement et du monde des affaires, de vouloir sortir le monde de l’aide sociale,et de s’assurer d’avoir de la main-d’oeuvre, il reste cependant encore à voir si un tel programme sera bénéfique, puisque le nouveau programme permet de donner des primes aux assistés sociaux pour qu’ils se tournent vers des programmes d’employabilité, et on leur promet cette prime pour une durée d’un an, une fois qu’ils se sont trouvés un travail, mais une fois la prime disparue, est-ce qu’un travailleur pourrait être enclin à vouloir retourner sur l’aide sociale, s’il considère toujours, qu’il est plus payant pour lui d’être sur l’aide sociale et de rester à la maison à rien faire, au lieu de continuer de travailler au salaire minimum?




Le gouvernement Harper sonde ses électeurs...

08 03 2008

J'ai reçu au début de la semaine dernière, un fascicule provenant de ma députée de la Chambre des communes à Ottawa, dans lequel elle expliquait les réalisations accomplies par son gouvernement pour le Québec, elle fait remarquer que parmi ses réalisations, le gouvernement a traité: (...) Le Québec a reçu 350 millions$ pour réduire les gaz à effets de serre. Les transferts au Québec pour la santé, l'éducation post-secondaire, les infrastructures, les services sociaux et la péréquation ont augmenté. La TPS a été réduite à 5 %" (...).

Dans le même document, elle nous demande si on est d'accord avec les actions du gouvernement Harper.

C'est certain qu'on ne peut être que d'accord avec ses réalisations, sauf que je ne peux pas juger un gouvernement avec seulement ses réalisations, mais également dans l'ensemble "de son oeuvre".

Il y a beaucoup de choses que je peux reprocher au gouvernement, parmi elles: il y a le refus de reconnaître le protocole de Kyoto; l'abolition de la subvention du Programme de contestation judiciaire du Canada, qui permettait aux plus démunis de pouvoir se défendre devant les tribunaux, lorsqu'ils croyaient que certains organismes gouvernementaux faisaient de la discrimination envers eux; le refus du gouvernement d'aider les gens qui ont perdu leurs emplois, dans des secteurs comme les papetières.

Et comme si ça ne suffisait pas, le gouvernement a déposé le projet de loi C-10 qui permettrait au gouvernement, de ne pas financer les émissions de télévision ou encore les films qui "seraient jugés contraires à l'ordre public". Plusieurs créateurs se plaignent déjà que ce projet de loi voudrait dire le retour à la censure, bien que le gouvernement se défende que ce n'est pas de la censure, ben voyons, c'est sûr que c'est pas de la censure puisque le gouvernement ne censure pas, mais une telle loi forcera les créateurs à s'autocensurer.

De plus, le gouvernement a présenté le projet de loi C-484, qui ferait en sorte, que le foetus aurait un statut légal, ce qui veut dire, que le foetus est protégé, par exemple si une femme perd son foetus dans un cas, par exemple, de violence, celui qui sera responsable de la perte du foetus pourrait être accusé de meurtre.

Plusieurs associations de femmes craignent qu'une telle loi aura comme conséquence de criminaliser à nouveau l'avortement. Mais cette loi a peu de chance d'être adoptée, puisque même des ministres et des députés du Québec ont voté contre ce projet de loi. Mais ça démontre tout de même à quoi ressemble les valeurs de droite du gouvernement minoritaire, qui bien malgré lui gouverne comme s'il était majoritaire à cause de l'aplat-ventrisme du chef du parti de l'opposition officielle, mais il faut tout de même lui donner le bénéfice du doute, le PLC est désorganisé, et il existe toujours des dissensions à l'intérieur du parti.




Le compte d'épargne libre d'impôt, est-ce pour tout le monde?

28 02 2008

Travaillant comme un fou depuis environ 2 semaines, j'ai un peu moins le temps d'écouter les nouvelles ou encore de lire les journaux, par contre j'ai eu l'occasion d'entendre parler d'une nouveauté présenté dans le dernier budget fédéral cette semaine.

C'est la création d'un nouveau compte d'épargne libre d'impôt (CELI), qui permet de déposer à chaque année jusqu'à 5 000$, sans payer d'impôt à compter de 2009. En soi, je suis plutôt partagé au sujet de cette nouvelle, d'une part,  il faut voir quel genre de produit les institutions financières vont offrir, et à quelles conditions ils seront offerts. Il est à parier que les institutions financières vont essayer de se faire de l'argent avec ces nouveaux comptes, en disant si vous voulez un tel compte, il vous en coûtera x, pour pouvoir avoir ce compte.

D'autre part, pour que ce soit vraiment avantageux, il faudrait que le provincial suive le pas, les intérêts sur ces dépôts ne seront pas imposables au fédéral, mais ils le seront à 100% au provincial.

Et surtout ce genre d'épargne ne sera pas à la portée de tous et toutes, ce sont surtout les mieux nantis qui pourront avoir ce genre de compte, considérant que selon l'Association des comptables généraux accrédités du Canada:

Pour ma part, il restera à savoir, s'il sera toujours avantageux de contribuer à un REER, ou aller vers ce genre de dépôt, qui est beaucoup plus souple, lorsque vient le temps de le retirer, contrairement à un REER, et si des institutions qui sont spécialisés seulement dans les REER, comme le Fonds de solidarité de la FTQ ou encore le Fondactions de la CSN demanderont la permission d'offrir ce genre de produits.




Les assistés sociaux ne doivent pas rester à rien faire

18 11 2007

Le comité jeunesse de l'ADQ veut que les assistés sociaux aptes au travail, retournent aux études au besoin, pour pouvoir ensuite se trouver un emploi. Voilà une proposition qui ne fera pas l'affaire des assités sociaux ou encore des associations de défense des assistés sociaux.

Mais comme toujours, il faut éviter de généraliser au sujet de l'aide sociale, les personnes aptes au travail ne sont pas tous des lâches, certains d'entre-elles ont eu le malheur de perdre leur emploi lors de fermetures d'usines. et elles n'ont pas eu droit à l'assurance-emploi, ou encore ne sont plus éligibles à cette assurance.

Toutefois, je pense que ce serait peut-être avantageux de forcer ces personnes à retourner sur les bancs d'écoles, ne serait-ce pour la raison qu'elles ne restent pas à la maison à rien faire, ou encore à passer ses journées à regarder la télévision.

Par contre comme je l'ai déjà dit, il ne faudrait pas que ces programmes de réinsertions sociales deviennent une façon de devenir du cheap labour, en leur faisant faire des stages payés dans diverses entreprises.




Stéphane Dion veut éradiquer la pauvreté

12 11 2007

Le chef du PLC Stéphane Dion veut éradiquer la pauvreté au Canada s'il est élu. Il veut baisser sur une période de 5 ans le nombre de pauvres au Canada de 30%, alors qu'il souhaite également diminuer sur cette même période, le taux de pauvreté chez les enfants de 50%.

Est-ce réaliste ou est-ce seulement de la poudre aux yeux?

En 1989, les parlementaires à la Chambre des communes, tous partis confondus, s'étaient engagés à l'unanimité, de mettre fin à la pauvreté d'ici l'an 2,000, ils ne pouvaient être contre la vertu, mais entre-temps, il fallait diminuer l'important déficit, avant de se le faire dire par la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international.

Mais cette fois-ci, est-ce qu'un tel engagement pourrait fonctionner? Où est-ce que les dépenses accrues dans le domaine de la défense, et le remboursement de la dette vont encore mettre fin à ce beau projet?

L'avenir nous le dira.